L'excellent « Obsessions » excepté, la période américaine de Julien Duvivier n'est pas celle que je préfère dans sa carrière. « Six destins » n'est pas forcément une exception, ce qui s'explique toutefois aisément : l'aspect sensiblement inégal des différents sketchs le composant. Si certains sont habiles et séduisants (celui avec Charles Boyer et Rita Hayworth) ou drôles et bien menés (celui avec Henry Fonda et Ginger Rogers, mais aussi celui avec Charles Laughton), les derniers viennent sensiblement obscurcir le tableau, qui trouve son apogée dans une dernière histoire beaucoup trop longue et sans grand intérêt, presque totalement en rupture avec ce qui avait pu être offert jusque là. Maintenant, le casting est suffisamment impressionnant pour qu'on puisse se laisser tenter, et ne serait-ce que pour certaines histoires le film vaut le coup d'œil, mais il est tout de même dommage de terminer sur une impression aussi mitigée par la faute de quelques sketchs loin d'être à la hauteur des premiers. Frustrant.