6
2751 critiques
Peau au fouet.
Quand débute skin game il est difficile de voir le ton qu'il va prendre par la suite. Les premières images montrent un homme à cheval qui traine derrière lui un esclave noir. Une fois arrivé en...
le 7 oct. 2019
Les réalisateurs issus de la télévision n’ont pas forcément une bonne image auprès du public et des critiques professionnelles lorsque leurs films sortent dans les salles. A l’exception bien évidemment de Steven Spielberg. Je m’attendais à ce que vous me fassiez cette objection, chers lecteurs.
C’est malheureusement le cas de Paul Bogart n’ayant pas eu la célébrité d’un certain Humphrey auprès du public. Pourtant ses films abordent toujours des sujets de société en phase avec leur époque. Skin Game est de ceux-là notamment sur le racisme n’ayant pas forcément disparu à la fin de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. La force de ce western est de le mettre en scène sous l’angle bienvenu de la comédie pour essayer de mieux faire passer la pilule. Bien qu’étant sorti 3 ans avant le fameux Blazing Saddles de Mel Brooks ayant réussi à se faire un nom à Hollywood dès sa première œuvre, il est tombé dans l’oubli, au fil des années, car il fait un four au Box-office au moment de sa sortie et de l’absence de renommée internationale du cinéaste.
Cependant, son casting mérite notre attention car nous avons le charmeur Quincy en maître de l’arnaque en tout genre, interprété par James Garner. Ce dernier avait déjà roulé sa bosse dans l’univers du western, notamment dans la bataille de la vallée du diableoù il partageait déjà l’affiche avec un acteur non caucasien, Sidney Poitier. Mais il s’agit surtout du premier grand rôle de Louis Gosset Jr, crédité ici sous « Lou Gossett », en partenaire de Quincy savant manier le verbe avec intelligence, selon qui est en face de lui. L’acteur est, bien sûr, connu pour son rôle oscarisé dans Officier et Gentleman face à Richard Gere mais son talent ne doit pas être réduit à cette seule prestation.
L’alchimie entre les deux acteurs est visible et fonctionne très bien car on devine aisément qu’ils ont dû se taper des barres tout au long du métrage.
Je ne peux occulter la prestation de Susan Clark, qui enlèverait une partie non négligeable de la qualité de cette œuvre, jouant Ginger, une femme indépendante ayant une certaine aptitude pour le vol et la manipulation de la gente masculine. Là encore, son personnage au regard intense est traité avec certaine modernité car elle ne joue pas une simple godiche ou un rôle très secondaire. Cela crée une dynamique intéressante, non sans humour, dans le duo précité. Les femmes peuvent apprécier ce rôle. Elle m’a fait penser un peu au personnage de Jodie Foster dans un autre western comique Maverick dans lequel on retrouve, sans réelle surprise, le même James Garner (en un peu plus vieux évidemment) ayant joué dans la série dont s’inspire le film.
A travers ce film, le cinéaste montre que l’entente est possible, malgré la couleur de peau, entre les individus car on aspire tous à la même chose : vivre dignement, sans être contrôler pour le moindre de ses gestes ou paroles que l’on peut dire. Il est ainsi impossible de s’ennuyer devant ce spectacle grâce aux multiples rebondissements proposés et à l’humour salvateur présent jusqu’au dernier plan.
Assurément, il fait partie des rares westerns comiques de qualité que j’ai pu voir, contrairement à ma plus grande déception dans le genre : Cactus Jack. Pour ceux que cela intéresse : il est disponible en support physique dans la collection Westerns des Trésors de la Warner.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Top 50 Western
Créée
le 7 juil. 2022
Critique lue 169 fois
6
2751 critiques
Quand débute skin game il est difficile de voir le ton qu'il va prendre par la suite. Les premières images montrent un homme à cheval qui traine derrière lui un esclave noir. Une fois arrivé en...
le 7 oct. 2019
7
836 critiques
Paul Bogart travailla essentiellement pour la télévision et ne réalisa que très peu de long métrage dans sa carrière. "Skin game" sort en 1971 alors que le western est à bout de souffle aux...
le 5 août 2016
6
3 critiques
Je veux essayer de parler de ce film, sans trop le faire souffrir de sa comparaison évidente avec Django Unchained L'un des principaux problème du film, c'est peut-être sa mise en scène, assez plate,...
le 16 nov. 2021
5
458 critiques
Après Prometheus, Ridley revient avec une suite que personne n’attendait vraiment. Pile au moment où l’Alien 5 de Blomkamp est tout simplement abandonné. Triste nouvelle pour les amateurs de la...
le 13 mai 2017
10
458 critiques
S’il y a bien un téléfilm à visionner d’urgence, c’est bien celui-là ! Son importance a eu un impact autant sur son public que son metteur en scène.Alors qu’aujourd’hui, les réalisateurs se tournent...
le 15 août 2023
9
458 critiques
J'ai eu un gros coup de coeur pour ce film comique de Bruce Willis, en Arsène Lupin U.S. dans un contexte contemporain. Un film réalisé comme un cartoon qui ne se prend jamais au sérieux, tout en...
le 12 nov. 2010
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème