Skyfall par Pierrick Boully
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. et fait preuve d'un examen par le gouvernement. 007 va devoir agir dans l’ombre. sur la piste du mystérieux Silva, dangereux et affirmant un lien personnel avec chacun d'eux.
Je tiens avant tout à dire que ce tout dernier James Bond est remplit de références aux anciens, ainsi chaque fan qui se mérite ne peux qu'aimer Skyfall. Je fais partit de ses gens là, et j'essaierai d'être le plus objectif possible.
Sam Mendes réussi le pari de faire à la fois un James Bond et un film personnel, le combat et les scènes d'actions ne sont pas son fort (malgré quelques bonnes courses-poursuites, elles n'égaleront pas la première de Casino Royal), alors pour compenser il s'est focalisé sur le scénario, en continuant la ligne directive lancée par Casino Royal : un James Bond plus physique, plus "réaliste", plus humain. Le scénario, pas forcément original, parviendra à nous faire passer 2h30 pour 10 minutes et nous faire vivre le film. Parvenant à nous parler des parents de Bond, ce film est surtout une lettre d'amour aux 50 ans de James Bond, et c'est bien là tout le pouvoir du film : Sam Mendes plutôt que de sentir limiter après 26 films (en contant le Casino Royale de 1954, celui comique de 1967 et Jamais plus jamais, le Sean Connery dans le rôle de 007 datant de 1983), le réalisateur parvient à prendre en revers toutes les contraintes de la saga à revers en le replaçant. Tous les codes de la saga sont présents : Q de retour, plus jeune mais toujours aussi pessimiste, le fidèle Walther PPK, l'Aston Martin DB5 de Goldfinger, le repaire du méchant, à vrai dire sur ce point une seule chose est ratée : le gunbarrel, cultissime plan où nous voyons 007 à travers un revolver, est comme Quantum of Solace situé à la fin du film.
Nous pourrions aussi dire que quelques répliques de Skyfall deviennent lourdes, les répliques américaines classiques mais pourtant totalement inutiles et sensé nous apporter un sourire en coin.
Mais ces futiles petits problèmes sont largement rattrapés par les acteurs : si Daniel Craig à gagné sa place dans les meilleurs James Bond, Javier Bardem et son rôle de Silva a gagné la sienne dans les méchants de la saga qui vont rester dans nos mémoires : aussi charismatique que Mads Mikkelsen et son personnage du Chiffre dans Casino Royal, Silva est la face cachée de James Bond, le méchant fils raté de M face au fils prodige.
D'un point de vue technique, même si les effets spéciaux sont voyant ils s'excusent facilement, après tout en allant voir Skyfall nous ne nous attendons pas à voir un Transformers, la mise en scène de Sam Mendes est posée, les couleurs magnifiques, les cadres étonnement classieux : c'est LA mise en scène de James Bond.
Skyfall est l'un des meilleurs James Bond, si l'on se souvient de Sean Connery pour Goldfinger ou Pierce Brosnan pour Demain ne meurt jamais, je serais tenté de dire que Skyfall sera le film de Daniel Craig dont on se souviendra le plus.
Je terminerai simplement sur une petite question concernant la promotion du film : Pourquoi faire toute une promotion avec un Daniel Craig au costume bleu plutôt choquant, alors qu'il n'apparait jamais dans le film avec un tel costume ? Les mystères de la promotion...
Pierrick Boully