Bonjour les amis (La phrase fétiche des influenceurs qui vous prennent pour des imbéciles), nous allons revenir en vitesse sur un James Bond culte que tout le monde a déjà vu ou commenté et parce que je n'ai pas grand chose à dire de plus. Je résume d'abord pour les deux du fond qui n'ont pas suivis, Skyfall avait la lourde tâche de fêter les 50 ans de la saga sur grand écran (Et oui James Bond contre Dr. No remonte déjà à 1962) et il fallait donc que la MGM mette les petits dans les grands. Il n'est pas peu dire qu'ils l'ont faits en mettant Sam Mendes derrière la caméra, Adele pour chanter le générique et Javier Bardem pour incarner l'antagoniste. Tout d'abord la chanson était une des meilleures de toute la saga, la mise en scène de Sam Mendes brillait par son élégance et son extrême clarté, le scénario rivalisait d'ingéniosité pour célébrer la mythologie de Ian Flemming en jouant sur l'aspect vieillissant de James Bond, sur l'aspect miroir avec son ennemi qui faisait partie du MI6, sur la relation filiale entretenue avec M et ses de multiples références à la saga (L'agent Q, MoneyPenny, l'Aston Martin ou le pistolet Walter PPK). Sous la forme d'un Best Off 5 étoiles, Skyfall faisait le bilan de l'agent secret le plus connu au monde, un vestige de la guerre froide obligé de muter pour épouser son temps (La scène où Moneypenny le rase est d'ailleurs plus qu'éloquente à cet égard) et qui doit affronter une menace indéterminée aux motivations troubles reflétant parfaitement la complexité sourde du monde contemporain. James Bond revenait donc aux sources pour repartir de plus belle en parfait symbole de l'Angleterre qu'il est devenu au fil des décennies, une renaissance sous le signe du classicisme absolu en terme de narration (Un méchant terroriste, une femme fatale, des paysages exotiques et des gadgets) mais d'une modernité imparable dans une mise en scène exploitant les codes pour mieux les dépasser. Un grand cru en somme, tout simplement.