Pour un Slow avec toi… il ferait n’importe quoi. Le coup de foudre est immédiat entre Elena et Dovydas. Ou bien est-ce nous qui tombons éperdument sous leur charme dès le premier regard ?

Reprendre le temps de scruter des corps, de s’émerveiller d’un sourire, de tomber amoureux. Slow s’offre comme un rayon de soleil dans le calme de nos salles obscures. S’il est bien trop rare de découvrir des films lituaniens au cinéma, il est évident que nous ne manquerons pas de retenir le nom de Marija Kavtaradze. Avec ce second long-métrage, elle prouve déjà sa singularité artistique en décrochant le prix de la mise en scène à Sundance.


Le label Sundance


Si cette qualification peut résonner comme péjorative, elle prend pourtant une toute autre allure. Derrière le label Sundance, que nous pourrions tout autant attribuer à Didi cet été, se cache des films indépendants montés de tout cœur et de toute pièce par des équipes dévouées. Non pas que les blockbusters ne soient réalisés sans amour, nous parlons ici de projets engagés qui peinent à voir le jour et d’autant plus à se garantir une place dans les circuits de salles. Si nous devions comptabiliser les nouvelles pépites dévoilées en festival qui ne parviennent à trouver de distributeur, la liste serait longue.


Mais pour notre plus grand bonheur, Slow est bel et bien là. Celui-ci risque de ne pas rester longtemps sur grand écran, alors ne manquez pas de découvrir cette réjouissante romance au plus vite. Car oui, visiblement, nous n’avons pas encore épuisé tous nos récits sentimentaux au cinéma. Si le film n’apporte pas de réponses à toutes nos questions sur les relations amoureuses, il nous permet de chercher à combler les vides aux côtés des personnages. Leur proximité naissante, accompagnée de leurs sourires malicieux, nous captive dès les premiers instants.


La caméra se joue de cette ambiguïté et se balade de regard en regard pour nous offrir un délicieux flirt entre leurs corps. Slow pourrait se définir comme la douceur incarnée. De plus, son portrait contemporain des complexités des relations amoureuses, où la réciprocité ne peut jamais être satisfaite entièrement, est porté par un rythme singulier. Nos craintes s’accompagnent de réelles respirations. Les notes de piano et rayons de soleil ne feront que confirmer la bienveillance de la réalisatrice envers ses personnages.


Critique complète de Margot à lire sur https://cineverse.fr/slow-de-marija-kavtaradze-film-avis-critique/

CineVerse
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le 30 juil. 2025

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