Parker Finn fait montre d'un respect indéniable envers l'horreur. Avec Smile, le réalisateur/scénariste paye son tribut aux intrigues psychanalystes dignes d'un Stephen King, à l'ambiance de cauchemar éveillé similaire à L'Échelle de Jacob et à ce sentiment de paranoïa contaminant chaque scène qui imprégnait Rosemary's Baby. Le problème, c'est qu'il n'est pas le seul à bien connaître ces références. De manière consciente ou inconsciente, le spectateur a depuis longtemps intégré les récits de forces surnaturelles et maléfiques avec ses passages obligés, les jump-scares et l'inévitable doute sur la réalité de ce que vit la malheureuse victime. Donc même si les cadres sont léchés et la distribution bien cadrée (excellente Sosie Bacon), on s'ennuie rapidement devant Smile dont la structure et les rebondissements sont téléphonés sinon redondants (les hallucinations à répétition). Et quand on étire le concept sur 1h55 au lieu de jouer avec sur une durée moindre, on obtient un essai gâché.