Smile 2
6
Smile 2

Film de Parker Finn (2024)

Voir le film

Pop-star maudite, ou la malédiction en talons aiguilles


Dans Smile 2, on passe des fauteuils de psy aux salles de concert. Cette fois, c’est Skye Riley, une star de la pop avec autant de casseroles que de tubes, qui se prend la malédiction en pleine tronche. Et là, c’est du grand art : hallucinations à gogo, rictus flippants et trauma à paillettes. On aurait pu penser que voir une chanteuse pop se faire bouffer par ses démons serait comique, mais Parker Finn nous rappelle que non, c’est surtout dégueulasse.


Naomi Scott, la reine du malaise


Naomi Scott est magistrale dans son rôle : une diva qui passe du top des charts au bas-fond des enfers sans transition. Son jeu est si intense que tu pourrais croire qu’elle a vraiment vu le Joker dans sa loge. Le problème, c’est que malgré son talent, le film peine à surprendre : si t’as vu le premier, t’as déjà coché 80 % des cases. Mais bon, Scott porte ce film sur ses épaules comme un roadie trimballant un ampli, et rien que pour ça, chapeau.


Des jump scares en mode pilule bleue


Tu sais déjà que ça va te sauter à la gueule. Mais Smile 2 te sert quand même des jumps scares calibrés comme des drops de dubstep : efficaces, mais prévisibles. Tu sursautes, tu râles, tu ris, et tu recommences. Alors oui, l’effet de surprise est un peu émoussé, mais les scènes restent dérangeantes à souhait, un peu comme si David Lynch s’était invité dans un clip de Lady Gaga.


Plus de sang, plus de traumas, mais moins de nouveauté


Si le premier film jouait la carte du choc, cette suite mise tout sur l’intensité. Le sang coule, les nerfs craquent, et les spectateurs les plus sensibles finissent en PLS. C’est gore, c’est sale, et c’est exactement ce qu’on voulait. Mais niveau originalité, on repassera : l’histoire reste linéaire et coche un à un les clichés du genre. Heureusement que la mise en scène est là pour relever le niveau, parce qu’entre deux cris, on frôle parfois l’ennui.


Une fin qui fait le job


Le dernier acte envoie du lourd, mais pas de quoi décrocher la mâchoire non plus. La fin est satisfaisante, avec une touche de fatalisme bien dosée. Ce n’est pas le twist du siècle, mais ça clôt l’histoire proprement. On sort de la salle en se disant que c’était sympa, sans pour autant avoir envie de sourire à tout va dans la rue, des fois qu’un démon décide de nous suivre.


Conclusion : Une suite solide, mais pas révolutionnaire


Smile 2 est comme un concert de ta star préférée : t’en prends plein la gueule, mais tu connais déjà la setlist par cœur. Naomi Scott sauve le show, et les scènes gore feront le bonheur des amateurs du genre. Pour les autres, ça reste un bon divertissement, mais ne vous attendez pas à une révélation spirituelle.


Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr

onisreviews
7
Écrit par

Créée

le 24 déc. 2024

Critique lue 41 fois

Oni

Écrit par

Critique lue 41 fois

D'autres avis sur Smile 2

Smile 2

Smile 2

7

D-Styx

263 critiques

Un sourire et vous êtes mort !

On pourrait croire que c’est le Joker, mais non ;) Le premier volet de Smile est l’un de mes plus gros flips de cinéma. J’avais eu la chance de découvrir le premier long métrage de Parker Finn vierge...

le 16 oct. 2024

Smile 2

Smile 2

8

Mick1048

62 critiques

Might be a tragedy

Suite directe du premier Smile qui avait fait grand bruit dans nos salles obscures deux ans auparavant, Parker Finn revient aux manettes de ce nouveau volet avec une ambition démesurée, prêt à faire...

le 16 oct. 2024

Smile 2

Smile 2

6

cadreum

1050 critiques

Narration molle, vertige de terreur

Parker Finn, artisan de la frayeur, orchestre chaque élément de sa mise en scène avec une précision presque clinique. L’ouverture, un plan-séquence saisissant, nous happe immédiatement, nous...

le 21 nov. 2024

Du même critique

Le Roi des rois

Le Roi des rois

7

onisreviews

595 critiques

Le Roi des Rois — Jésus revient, et cette fois c’est en dessin animé

Charles Dickens balance la Bible à son gosse, version dessin animéImagine Charles Dickens, l’écrivain des orphelins et des mouflets qui bossent à la mine, en train de raconter la vie de Jésus à son...

le 12 nov. 2025

The Amateur

The Amateur

7

onisreviews

595 critiques

The Amateur — Jason Bourne sous Lexomil avec une carte mère dans le slip

La bande-annonce t’a menti, comme ton ex quand elle disait qu’elle t’aimaitAlors déjà, premier avertissement : si t’as maté la bande-annonce et que t’as vu Rami Malek fixer l’horizon avec un flingue...

le 16 avr. 2025

Freelance

Freelance

5

onisreviews

595 critiques

Freelance: Quand l'action devient une pause pipi

Cena, l'homme fort qui cherche son GPS comiqueJohn Cena, le colosse aux muscles saillants, tente de jongler entre le rire et les cascades dans "Freelance". Malheureusement, son sens de l'humour...

le 5 déc. 2023