If you can't share your secrets with your friends then what kind of friend are you?

Avec
- William Hurt dans le rôle de l'écrivain en manque d'inspiration qui a perdu sa femme enceinte
- Harold "they took my son" Perrineau Jr. dans le rôle du jeune noir de Brooklyn qui essaie de fuir le vilain gangster voulant lui faire la peau
- Stockard Channing dans le rôle d'une beauté fanée, aujourd'hui borgne et mère d'une toxico
- Forest Whitaker dans le rôle du garagiste mutilé et rongé par la culpabilité
- Harvey Keitel dans le rôle du bon génie déguisé en commerçant, gérant d'un magasin de cigares

Wayne Wang, réalisateur dont je ne vous cacherais pas les origines asiatiques, s'aide ici de Paul Auster, qui a d'ailleurs écrit le scénario, romancier et poète américain. Les deux hommes évitent intelligemment le piège du pathos avec une écriture fine et intelligente, une réalisation classique et tout en sobriété, et offrent au final un joli film, tout simple mais puissant, délivreur d'un beau message ; la caméra capte à merveille l'esprit de la ville (New York City, jamais nominée aux Oscars, il faudrait peut-être rattraper ça un jour) et de ses protagonistes, brillamment interprétés par ailleurs.

Le travail des acteurs, l'empathie qu'il dégage, est pour beaucoup dans la certaine magie avec laquelle Smoke évite les grosses ornières de mièvrerie et d'exagération qui se dressaient sur son chemin ; bercé par la douce musique de Rachel Portman, qui compose pas trop mal pour une femme, ce film semble d'ailleurs plus être une photo, un cliché de New York, où se rencontrent quelques êtres cherchant juste leur chemin à l'aveugle, et faisant de leur mieux pour le trouver sans blesser les autres.

La vraie pépite se situe à la toute fin de cette partie de colin-maillard géante, quand s'achève l'ultime histoire d'Harvey Keitel et que retentissent les notes de la divine musique de Tom Waits, dans ce qui est honnêtement à considérer comme l'un des plus beaux génériques de fin de l'histoire du 7e art...
http://www.youtube.com/watch?v=61pp51kxvVM

Créée

le 7 août 2011

Critique lue 868 fois

Lucas Stagnette

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