Une comédie qui n'a de dramatique que son abondance de clichés américains. Entre l'aspect génial-entrepeneur des deux teenagers, le conservatisme des parents, la girl next door photographe et maître nageuse, le hometown golden boy de retour de l'armée, les muscle cars...Contexte d'une ville un peu paumée qui pourrait être intéressant s'il était exploité avec un minimum de profondeur.
Mais non, on reste sur un déroulé classique de deux teenagers, l'un instinctif pragmatique et l'autre rêveur brillant, qui se "déchirent" autour d'une soi-disant "bad-girl" (qu'a-t-elle de bad mis à part prendre des photos, allez savoir) et leurs découvertes respectives de la sexualité.
Le film s'en tire avec quelques phrases pépites et une plutôt bonne connivence entre les deux amis. Il manque cependant cruellement de scènes marquantes et n'arrive jamais à vraiment embarquer le spectateur dans cette atmosphère propre aux films du genre coming-of-age qui peuvent créer une nostalgie de cette période. A ce titre, Snack shack n'arrive pas à la cheville d'un Dazed & Confused ou d'un "folle journée de Ferris Bueller".
Et ne parlons pas de la fin du film où tout finit par s'arranger par magie sur fond d'accident et de cette mélasse qu'est le père qui partage pour la première fois une bière avec son fils sous le porche de leur maison de suburb.