Brian de Palma énonce sa vieille marotte qu’une caméra, les images peuvent mentir et la réalité se modifiera au fil des versions démontrant que les choses ne sont pas toujours ce dont elles paraissent. Nicholas Cage en fait des tonnes mais ça colle impeccablement au personnage. Sa technicité est incomparable notamment lors d’un travelling en vue aérienne de chambres d’hôtel, lors du long plan-séquence séminal, dans la démultiplication des points de vue. Néanmoins, le fond n’égale jamais la forme et c’est un film trop théorique.