C’est avec un sujet fort, le trafic d’enfants, que le réalisateur italien Carlo Sironi signe son premier long-métrage. Sole se caractérise d’abord par son rythme très lent ainsi qu’une mise en scène faisant ressortir les couleurs froides. Tout repose sur la relation qui va naître entre les personnages incarnés par Sandra Drzymalska & Claudio Segaluscio et c’est là le souci. Le comédien se montre totalement inexpressif dans son rôle, aucune émotion ne semble le traverser et encore moins nous atteindre. Il arbore la même tête que ce soit devant sa machine de jeu ou face à Léna et avec ça il est bien difficile d’apprécier ce qu’il y a autour. Au final, ce film ne m’aura procuré rien d’autre que de l’ennui.