Il y a des films qui vieillissent. Et il y a Soleil Vert, qui survit à toutes les décennies, et chaque fois nous regarde droit dans les yeux.
Pollution irrespirable, canicule permanente, effondrement des ressources, ultra-riches barricadés, et des pauvres au régime rationné, littéralement broyés par le système.
On dirait un fil Telegram éco-furieux sauf que c’est du cinéma, et du grand.
Charlton Heston incarne un flic paumé dans un monde foutu, plus proche du vigile d’un supermarché que du héros révolté. Et c’est ça qui fonctionne : la résignation est palpable, l’horreur, banalisée. L’esthétique rétro-futuriste fait sourire parfois, mais le fond, lui, nous hurle encore à la gueule. La révélation finale est devenue culte. Mais le plus glaçant, c’est qu’elle n’est même plus nécessaire : on sait déjà.
Verdict : un film prémonitoire, désespéré et cruellement actuel. Regardez-le, pas pour le twist. Mais parce que c’est peut-être le seul blockbuster écolo de l’histoire à ne laisser aucun espoir.