Ce qui marque d'emblée et continuellement, dans Some Rain must fall, premier long métrage de Yang Qiu, c'est indéniablement son parti-pris formel de baigner la majorité des scènes dans une semi-obscurité, tout en laissant des personnages et des événements hors champ. C'est une qualité, pour créer une atmosphère stressante, à l'instar de la psychologie de son personnage principal, mais aussi une limite car pouvant s'apparenter à un certain maniérisme et amenuisant, ipso facto, l'intérêt pour son intrigue. Au premier plan dans la plupart des scènes, l'héroïne pourrait presque être qualifiée de femme désespérée au foyer, en instance de divorce et sans doute en pleine dépression de la quarantaine. Ce malaise n'est que brièvement expliqué, notamment dans des dialogues mère/fille où le passé de la première se dévoile en partie. La souffrance de cette femme, dont on a du mal à comprendre parfois les actions, devrait susciter notre empathie mais le réalisateur ne semble pas y parvenir, à moins qu'il ne le souhaite tout simplement pas. Moyennant quoi, le film interroge et suscite l'intérêt mais sans arriver jamais véritablement nous passionner, tenus à distance que nous sommes par un grand manque d'informations.

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le 16 avr. 2025

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