Portrait chorale des Soulèvement de la terre, mouvement écolo-toto que Darmanin n'a pas réussit à dissoudre. Pas d'image de Sainte-Soline, ni de caméras embarquées dans des actions spectaculaires - et c'est bien dommage - mais beaucoup de blablas. Des entretiens face caméra, mal montés, de militant·es des soulèvements, tous·tes blanc·hes, beaux et belles, souvent verbeux, au discours chiant, emprunt de storytelling, avec des plans de coupes tout pourrit pour cacher la misère. Heureusement quelques personnages s'en tirent un peu mieux, notamment quand deux générations parlent en même temps, et nous tirent un brun d'émotion.
Vue que le film se termine avec un entretien (totalement inutile) de l'un des leaders du mouvement, on peut imaginer que le contre point, la critique, ne serait-ce qu'un point de vu d'auteur du documentariste, n'ont pas été possible. Du coup on se retrouve avec une sorte de très long tract qui ne parlera pas plus loin qu'à une chapelle de déjà sensibilisée (mais qui sera rassurée et c'est un point positif). Donc un film loupé, et c'est pourtant un sympathisant des soulèvements y compris de leurs action les plus radicales, et un défenseur des documentaires qui écrit ces lignes.