le 23 août 2011
La physique quantique pour les nuls
Source Code, ou le film d'anticipation rafraîchissant du moment. Avec un titre qui ne veut pas dire grand chose et un début accrocheur (quoiqu'éventé par la bande annonce, l'effet de "surprise"...
Source Code, ou le film d'anticipation rafraîchissant du moment. Avec un titre qui ne veut pas dire grand chose et un début accrocheur (quoiqu'éventé par la bande annonce, l'effet de "surprise" n'ayant du coup que peu d'impact), Source Code nous propose un introduction déroutante où le spectateur se met à réfléchir à toute vitesse pour comprendre ce qui se passe.
Le pitch ? Un type se réveille dans un train, ne sait pas du tout ce qu'il fait là... Et le train explose. Puis il se réveille ailleurs.
Bien que se déroulant dans des espaces confinés et peu nombreux (un train, une capsule... Et puis c'est à peu près tout) avec une absence totale de temps morts, Source Code est "aéré', il laisse le temps au spectateur de réfléchir à ce qu'il voit, à ce scénario qui se dévoile continuellement.
L'univers est diablement efficace, intérêt principal du film. Quelques ficelles se devinent facilement, mais rapidement, la première explication donnée à notre héros ne tient pas la route... Le spectateur est alors taraudé tout du long sur le "comment" de la chose, l'enquête en tant que telle étant presque accessoire.
Sans dévoiler l'intrigue, tous les phantasmes autour de la physique quantique se réalisent dans ce film, et la fin s'inscrit parfaitement dans cette logique.
Certes, la fin à un goût sucré de happy ending assez énervant, elle a au moins le mérite d'être cohérente avec l'ensemble du film quand on y réfléchit d'un point de vue "quantique". L'ensemble des communications que le héros à l'extérieur du train prouve bien dès le départ qu'il n'est pas dans une "projection" du passé, mais bien dans une réalité alternative. La question est donc, peut-il y rester ? Qu'il y parvienne est peut être de trop, un alternative aurait été que ce soit "le corps" qui survive, avec son esprit originel. Mais bon...
De plus, j'ose penser que non seulement la fin est logique, mais surtout beaucoup moins cucul praline qu'elle n'y parait. Plus j'y songe plus je me dis que c'est un pied de nez de Duncan Jones. "Vous voulez une fin rose bonbon messieurs des studios, voilà de quoi vous contenter !" Mais dans les faits, la fin est horrible pour le héros. Il est coincé dans le corps d'un homme dont il ne sait rien, avec une fille à son bras amoureuse de cet homme, pas de lui même. Au passage, a-t-il des enfants ? Prof, c'est bien comme reconversion forcée ? Je vais réussir à jouer la comédie combien de temps avant de me faire griller ? Au fait, j'habite où ?!§§?
Jake Gyllenhaal est épatant dans son rôle et la réalisation de Duncan Jones est parfaitement dans le ton, pas tape à l'œil pour un sou, excepté peut être les 5 dernières minutes.
Et puis Michelle Monaghan.
Un bon film d'anticipation, s'inscrivant bien dans notre époque, qui souffre un peu d'une fin logique mais trop décalée par rapport à l'ambiance générale du film.
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Créée
le 23 août 2011
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