« Pas mal du tout ce nouvel épisode des aventures de Sam Beckett », voilà ce que je me suis dit pendant le film, j'y ai pensé direct au début quand il se regarde dans le miroir, et puis à la fin gros sourire car Scott Bakula est crédité au générique de fin dans le rôle du père du héros, c'est juste une voix au téléphone, mais quel choix judicieux, oh bravo !

Duncan Jones s'améliore je trouve avec ce nouveau film, j'avais trouvé « Moon » intriguant, mais un peu chiant pour tout dire, en fait le film commençait à m'intéresser à sa toute fin. Ce qui est fou c'est que « Source Code », qui n'est pourtant qu'une commande pour son réalisateur, semble véritablement avoir été écrit pour lui tant les thèmes qui y sont développés font écho à ceux de de sa première œuvre, que ce soit la notion de sacrifice pour l'entreprise, la technologie comme écrin de solitude, l'amour impossible à distance, mais également une certaine idée de l'infini (spoilers) rendue tangible par des rangées de clones dans « Moon », et à la fin du film dans « Source Code », cristallisée par un baiser magnifique.

Le film fait référence à « Un jour sans fin » et au cinéma d'Hitchcock pour la partie ferroviaire, on pense à « L'Armée des 12 singes » et « Matrix » pour tout le côté technologique, mais aussi à « Blade Runner », ce gros fan qu'est Duncan Jones a réussi à rendre un hommage discret au chef-d'œuvre de Ridley Scott avec les scènes où le héros est harnaché sur son fauteuil, parlant à des écrans et entouré d'appareils qui lui font passer des tests, j'ai même eu la très nette impression qu'il a reproduit l'ambiance sonore du film, j'ai reconnu des bruitages du Spinner, du test de Voight-Kampff et du logiciel ESPER qui permet de zoomer dans les photos, bref pour l'amoureux du film que je suis également ça faisait plaisir à entendre en tout cas.

Évidemment ce n'est pas non plus un nouveau classique de la SF comme ses glorieux aînés, mais on se retrouve avec plaisir devant un divertissement rondement mené, et ce même si j'avais un peu d'avance sur le scénario car j'avais identifié le poseur de bombe et j'avais plus ou moins compris ce qu'il en était de la condition du héros. Mais ça reste vraiment bien, voire même émouvant à la fin, Jake Gyllenhaal a la classe, Michelle Monaghan est craquante et Duncan Jones reste un talent à suivre de près.

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le 17 juin 2011

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X-Ben

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