Soy Cuba est une véritable ode à Cuba et au communisme.
Ce qui m’a le plus marqué dans ce film, c’est l’image, cette façon remarquable de filmer. Déjà, la plupart du temps, on a le droit à d'incroyables plans-séquences à la caméra portée, et en fait, tout le film en est rempli. Je trouve que ça marche à merveille, ça donne un côté super immersif et expressif. Hormis les plans-séquences, les images sont juste magnifiques, et la proximité de la caméra nous invite sur des plans très serrés : chaque chose qui nous est montrée donne l’impression qu’on est littéralement plongé dedans.
Je me rappelle une scène qui m’a profondément marqué par son ingéniosité : c’est quand le propriétaire du champ de canne à sucre apprend que son terrain ne lui appartient plus et qu’il finit par passer ses nerfs en coupant la canne. À ce moment-là, tu as la caméra qui suit le mouvement de coupe du paysan, et j’ai trouvé ça super fort.
En fait, rien que tout ce visuel suffit pour être complètement happé par le film, mais même le propos est intéressant. Tout le film transpire la révolution, en mettant clairement en exergue toutes les failles et les injustices que subit ce pays.
Et j’adore aussi la musique de ce film, je trouve qu’elle embrasse parfaitement le reste.