Space Thing
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Space Thing

Film de Byron Mabe (1968)

Film de fesses de l'espace qui troue le derrière.

D'une beauté intersidérale, les images sont d'une magnificence rare.
Le scénario aux ramifications stupéfiantes, aux rebondissements extraordinaires, au rythme endiablé donne la leçon à tous ces pendards pédants qui se la jouent, aux Lang, Wilder, et autres minables prétentieux. Ici l'humilité le dispute à la simplicité. Aussi simple et nature que la pureté de l'espace.

Les effets spéciaux sont du domaine de l'hallucination, pas moins! Les gros cotons flous en guise de météorite font peur. Je n'oserai plus jamais me laver les oreilles avec un coton-tige. Non, ce n'est plus possible. J'en tremble encore. La boite de conserve de l'espace, les pots de yaourts pour décors, les étranges sons qu'on avait pas entendu depuis Forbidden Planet, les pijamas dorés pour combinaison, le maquillage ripolin, les strings de l'espace, tout cet attirail, produit de l'ingéniosité voire de l'extrême imaginaire fertile des auteurs, offre là un spectacle à couper le souffle.

Tout est calculé, ciselé, construit. C'est inouï. Les longs plans qui n'en finissent pas pourraient faire dire aux tristes que le film est interminable malgré ses quelques 70 minutes. Mais non, bande de pisse-froids, il s'agit tout bonnement d'une habile conception du cinéaste pour nous faire ressentir toute la vastitude de l'univers. De même que les fesses flasques témoignent de l'élasticité de l'espace-temps. Bien entendu.

Les acteurs, quel casting! Je ne crois pas avoir vu autant de grâce, de sensualité et de justesse chez une comédienne depuis la regrettée Jackie Sardou ou peut-être Marthe Mercadier. Que dire de ces hommes à la beauté éclatante grâce à un dos poilu ici, à une éclaircie capillaire là et bien souvent un slip kangourou des plus testostéronés, à ce phrasé si habité qu'il ferait passer les pauvres élèves de Strasberg pour des singes aux borborismes ridicules et à la gestuelle pataude.

Le grand film de sf à poil qu'il faut avoir vu. Aucun doute.
Surtout si on veut voir une scène de bronzage sur une planète inconnue.
Alligator
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le 19 janv. 2013

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