Bravo aux critiques en herbe de ce site qui ont réussi à hausser la note de ce film à 5.4! parce qu'il est quand même particulièrement mauvais...
Pourtant, je me considère généralement comme très bon public. Je me suis déjà avalé quantité de daubes indigestes sans trop sourciller pour des détails, un décor, un élément scénaristique qui avaient retenu mon attention.
Mais là... Il faut s'armer de courage pour aller au bout, tellement chaque nouvelle scène est l'occasion d'une nouvelle affliction...
Le pitch de départ laissait pourtant poindre un soupçon d'originalité: l'armée américaine en opération dans une Moldavie en proie à la guerre civile se fait décimer par ce qui ressemble à des ectoplasmes. OK... En fait... On a là le seul élément intéressant du film...
Cette idée aurait pu être l'occasion d'une enquête minutieuse et longue pour essayer de comprendre un phénomène qui est quand même complètement hallucinant. Ca aurait pu également être la possibilité d'installer une tension autour d'un ennemi insaisissable et invincible contre lequel un sentiment d'impuissance s'installe, mêlé à une incompréhension de sa nature.
Hé bien non! au lieu de tout cela, on a un petit génie qui débarque et qui est capable en moins de deux de comprendre ce qu'il a en face de lui, de s'y adapter à la vitesse de l'éclair, d'inventer des technologies parfaitement calibrées pour le voir et le combattre. Le tout, naturellement à partir de trois bouts de ficelles, deux vieux transistors et son astuce...
Le reste est évidemment à l'avenant: personnages inintéressants et militaires sous testostérones aux discours sévèrement burnés.
Le seul élément qui sauve ce film d'un naufrage complet est une certaine dose d'esthétisme. Les effets spéciaux tiennent sacrément la route. Et les survols de cette ville en guerre sont saisissants de réalisme quant à l'impact d'un conflit urbain. Un comble!
S'il vous plait messieurs de Netflix: vous avez les moyens et ça se voit dans le résultat léché de vos productions. Par pitié, engagez des scénaristes et arrêtez de piquer la rédac' du petit frère pour élaborer vos histoires...