Après un premier opus qui, bien que maladroit et au ton léger, a marqué toute une génération, Sam Raimi revient avec Spider-Man 2, poursuivant l’histoire de Peter Parker et ses tourments entre vie civile et héroïsme.
L’un des atouts majeurs du film est son lien direct avec son prédécesseur. On retrouve un univers familier et des personnages auxquels on s’est attaché, que ce soit Tante May (Rosemary Harris) ou J. Jonah Jameson (J.K. Simmons), toujours excellents dans leurs rôles secondaires. La naïveté de Tobey Maguire fonctionne encore à peu près pour incarner un Peter Parker dépassé par les événements. Pourtant, ce deuxième volet peine à retrouver l’équilibre du premier.
L’un des problèmes majeurs vient de Otto Octavius, interprété par Alfred Molina. Là où Willem Dafoe campait un Norman Osborn à la folie palpable et au dilemme intéressant, ce nouvel antagoniste peine à convaincre. Son concept même – un scientifique manipulé par ses propres bras mécaniques – laisse peu de place à une vraie construction psychologique, et son évolution paraît bien plus mécanique qu’organique.
Autre faiblesse persistante : la romance entre Peter et Mary Jane. Déjà maladroite dans le premier film, elle devient ici encore plus forcée et peu crédible, notamment à cause d’une écriture qui manque de finesse. Les dialogues et situations répétitives enferment les personnages dans des schémas caricaturaux, alourdissant inutilement le récit.
Malgré ses ambitions, Spider-Man 2 se prend les pieds dans sa propre toile. Moins percutant que son prédécesseur, il souffre d’un antagoniste fade et d’une romance rendue plus artificielle.