Spring Breakers… Hum, j’y suis allée avec enthousiasme, à la fois parce que j’adoooore James Franco et parce que j’étais curieuse de voir les meufs de l’écurie Disney casser leur image. Et puis j’avais entendu dire que les fans de Disney Channel étaient sorties avant la fin du film en hurlant au scandale…

… Et à la réflexion, j’étais bien tentée de faire pareil.

Alors oui, autant l’avouer clairement : c’est trash. Très trash ! Dans le genre malsain et gênant, on peut pas faire mieux. Un peu comme dans ces fêtes étudiantes où personne ne se sent tout à fait bien, mais où tout le monde joue le jeu, avec la crainte, néanmoins, que ça dégénère. Mais bon, à la limite, ça, je ne pouvais pas m’en plaindre, je savais vers quoi j’allais.

Non, ce dont je me plains, en revanche, c’est la gratuité et la vacuité du truc. Parce que ok, on voit des nibs et des fesses tout le long du film et les meufs sont toujours en bikini, c’est trop cool. Mais ces meufs, elles ne sont là que pour servir de faire valoir au personnage incarné par James Franco, Alien (quel nom pourri, soit dit en passant). Un James Franco qui en fait 100 fois trop avec son déguisement à la limite du ridicule et ses mimiques de pseudo gangsta qui lui vont pas. Reste dans le gay, chouchou, ça te va mieux !

Pendant la première moitié du film, ça va encore. Je me suis étonnamment mise à la place de Selena Gomez, qui fait la fille raisonnable du groupe. M’enfin ça, c’est jusqu’à ce qu’elle s’en aille au bout de ¾ d’heure de film, et à partir de là, j’ai passé la majeure partie de mon temps à soupirer. Vanessa Hudgens, outre le fait qu’elle a la parfaite tête de l’emploi, ne sait rien faire d’autre qu’imiter ses congénères, qui n’ont déjà pas un jeu d’enfer à la base.

Puis bon, autant parler du message hein. Du… Du quoi ? Ah non, pardon, je me suis trompée de film. Ou alors j’ai pas compris sa trop grande subtilité. Pourquoi ces meufs elles font ce qu’elles font ? Qu’est-ce qu’elles retirent de ça ? Et puis…. Et puis juste POURQUOI ? Bref, ne saisissant pas où voulait en venir monsieur Korine, bah j’ai pas compris l’intérêt de ce film. N’en est ressorti qu’une impression de vide et d’inutilité, et la cruelle sensation de m’être fait arnaquer (heureusement, c’est pas moi qui payais le ciné ahahah !). Le montage, au passage, confirme cette impression, avec les répétitions des moments les plus nuls du film, qui le font traîner en longueur comme c'est pas permis, et nous fait passer pour des débiles d'être resté deux heures devant un truc qui aurait pu être bouclé en 1/2h.
Octobell
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le 9 mars 2013

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Octobell

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