Stacey! est le premier né d'Andy Sidaris en matière de long métrage, qu'il co-finance avec Roger Corman.
Fort d'une longue expérience dans la prise d'images lors de courses automobiles et en contact étroit avec la sphère Playboy, il décide alors de réaliser un film mêlant deux ingrédients qui feront désormais sa marque de fabrique :
Des courses-poursuites avec tous les véhicules à sa disposition et la mise à l'écran de jeunes modèles pas trop farouches, en l'occurrence Anne Randall [Playmate mai 1967] et Anitra Ford!
Le film est très ancré dans les 70s, il est porté quasi exclusivement par la libération sexuelle de ses protagonistes féminins. Stacey y est alors la femme d'un nouveau genre, parfaitement émancipée et sûre d'elle dans un monde encore hyper masculinisé.
Dès l'écran titre, Andy annonce d'ailleurs la couleur et nous en donne pour notre argent avec une Stacey seins nus en plan fixe!
On notera la tentative d'ajouter une vague histoire de secte à la "Manson", idée pas si saugrenue, mais qui manque d'épaisseur pour que l'intrigue en profite réellement.
Au final on se retrouve avec un Cluedo disco, niveau facile, dont les personnages principaux seraient : Une riche veuve, un gourou sexuel, une jeune nympho, un maître chanteur pervers, et une frustrée manipulatrice.
Tout est prévisible, souvent mal joué, mais notre Stacey arrive à nous emmener d'un bout à l'autre de notre enquête sans trop nous ennuyer. La réalisation est plutôt bonne, même si certains dialogues sont très nanars et la course poursuite avec l'hélicoptère aurait pu être raccourcie…
Ce qui sauve avant tout le film, c'est le sentiment qu'Andy Sidaris est sincère dans son rôle de réalisateur.
On est sur une série B assumée qui ne cherche pas à en faire trop ni à rentabiliser au maximum l'investissement. Elle traduit plutôt un hommage discret au cinéma et à la femme telle qu'Andy la conçoit, pour le meilleur et pour le pire.
Sidaris French Connection