Journaliste au Herald Tribune, Stanley prend la tête d'une expédition à travers l'Afrique pour retrouver la trace du docteur Livingstone, porté disparu.
Le film d'Henry King n'est pas complètement une aventure en forme de safari. Le cheminement de Stanley au coeur de la brousse africaine, sans boursouflure ni clichés, n'est qu'une partie du film, pas la plus intéressante d'ailleurs. Précisément parce que la concision du récit, à ce moment-là, ne rend pas bien compte de la durée et de la difficulté de la mission.
La seconde partie du film est plus discursive, suivant la rencontre tant attendue avec Livingstone et le compte-rendu nécessaire, à Londres, devant un auditoire suspicieux. Cette partie prend la forme d'un plaidoyer pour l'Afrique.
Sans aller jusqu'à proposer un reflet authentique du continent noir ni à remettre en cause la présence coloniale, le réalisateur reproduit l'amour qu'éprouve pour l'Afrique l'omniscient Livingstone, missionnaire progressiste, explorateur, scientifique, professant de découvrir et de respecter des contrées négligées. Ce postulat sincère éloigne le film des avatars exotiques courants du cinéma hollywoodien.