...a volé Tatooine, Luke est parti brouter de l’herbe sur un cailloux irlandais et nous délaisse avec un couillon au chocolat, une péronnelle archi-supra-douée, un adulescent schizoïde et un abricot séché en guise de Yoda.
Sentiment indécrottable de parodie qui m’habite, ô je t’en prie accorde à mon esprit fébrile la tempérance critique qui autorisera la contemplation de ces magnifiques nouveaux faciès xénomorphes et l’exaltation devant cette réalisation trop classe! Car il faut être fou pour bouder le plaisir d’un tel descriptif et sa marque de fabrique « artisanale »…
Et pourtant, parmi les frissons et les réjouissances esthétiques, je boude encore…
Parce que Star Wars c’est aussi une philosophie, et comme disait l’autre : « Y’a autant de philosophies que de philosophes » ; avec un brin d’extrapolation : « Y’a autant de Star Wars que d’amateurs de Star Wars » me semble bien balancé !
Chacun son Star Wars donc…ça expliquera que certains aient vu un chef-d’œuvre – et même le meilleur film de la série peut-on lire de-ci de-là… – là où je ne vis qu’ombres et poussières de la saga, vêtue de sa plus belle parure avant sa mise en bière ! Abrams, thanatopracteur de génie et complice avoué du meurtre de mon univers …je crois que tu viens de m’ouvrir les yeux sur la nature de l’hostilité dévouée dont ces artéfacts scénaristiques que sont les midi-chloriens font l’objet!
Merci pour la leçon de relativisme. En échange, je regarderai dix fois, cent fois, ton film s’il le faut !
Et, nom d’un p’tit Jawa, j’finirai par bricoler, avec mes rancœurs et mes regrets un bout d’affection pour ce nouvel opus!