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le 4 nov. 2010
SuivreFilm de Milgram
Bien sûr, il ne s'agit pas d'un chef-d'oeuvre. Mais enfin, j'aimerais assez essayer de défendre ce film qui n'est pas dépourvu d'intérêts. La photographie est en particulier remarquable et sert...
David Cronenberg inaugure son Oeuvre à la toute fin des années 60 avec cet étonnant film-concept tout à fait théorique et cinématographiquement rêche. En un peu plus d'une heure Stereo développe une étude assez passionnante et dissociative entre le son et l'image, livrant des plans débarrassés de bruitage et de musique mais régulièrement ponctués de voix-off discursives, fascinantes et rébarbatives dans le même temps.
Une chose frappe au regard de Stereo : la brillance de la réalisation. Science et sens du cadrage, usage implacable des décors et du positionnement de la caméra, découpage technique d'une redoutable propreté... Si l'on considère Stereo de Cronenberg pour ce qu'il est ( un premier film ) l'ensemble proposé implique forcément un respect conséquent quant à la qualité artistique dudit métrage.
Le film, très cérébral et démonstratif, n'est pas toujours lisible dans ce qu'il cherche à énoncer par l'image et/ou par le son. On discerne de temps à autre des éléments de mise en scène codifiant et explicitant le discours intrinsèque à la voix-off, et la réalisation n'est pas en reste en termes d'idées stylistiques. Stereo - essai prometteur et intelligemment mené - porte en germe les thématiques obsessionnelles du cinéma de David Cronenberg : sidération pour le corps, introspection psychique, sexualité et déviances mises à nu, mysticisme mâtiné d'austérité scientifique...
Une Oeuvre aride, évidemment conceptuelle et assumée de la sorte, petit jalon dans la filmographie décidément très personnelle du cinéaste canadien. A redécouvrir !
Créée
le 30 août 2019
Critique lue 278 fois
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