Netflix, c'est une camera red, qui filme sans inventivité des plans de maximum 10 secondes, des champs contre-champs. Les dialogues servent d'exposition, l'etalonnage est toujours le même et le rythme, la narration, ou la façon de présenter les emotions se doit d'être archétypale. Evidemment, les minorités ou les genres doivent repondre à un cahier de charge de lutte contre les discriminations, et les personnages doivent se conformer à un minimum de manichéisme.
Mais cette saloperie de Netflix, destructrice de l'art n'aura pas raison de la beauté des paysages de l'Arctique suédois, des costumes samis, de l'élevage des rennes et l'histoire racontée n'en demeurera pas moins interessante dans son fond, qui est la confrontation entre un peuple sami d'éleveurs dont la survie est liée au non-developpement economique d'une population locale qui se confronte au chômage et aux interdits. Le traitement de cette situation est médiocre car Netflix. Mais malgré tout, Netflix aura été incapable de faire de ce film une merde absolue. Il m'a été agréable de le regarder, bien que j'ai put être agacé du pilotage automatique de cette réalisation, du manque d'ambition esthetique.