Ce ne sera pas l'un de mes films de chevet, on va le dire comme ça, mais Strange days ne manque pas de qualités. On y suit les fêtes marquant le passage à l'an 2000 (anticipées, de peu), sur fond d'émeutes raciales et de thriller futuriste, à travers des disques (!) permettant de vivre des scènes à travers l'esprit de la personne branchée. L'intrigue n'est pas si mal, même si on se demande les motivations des vilains, bon, l'un d'eux serait carrément dérangé, on va dire que c'est sa motivation (à moins que j'aie tout simplement raté quelque chose, c'est possible aussi, vu le rythme du film!). Deux intrigues s'entremêlent, l'une sur la traque d'un criminel détraqué et l'autre sur le meurtre d'un leader noir. Quelques moments de respiration et quelques plans permettent d'apprécier que ce soit Kathryn Bigelow qui réalise le film. Il y a même parfois une vraie émotion qui, furtivement, fait son apparition!
Il paraîtrait que la musique est un gros point fort du film. Là, je le dis tout net, deux jours après l'avoir vu, elle ne m'a laissé aucun souvenir (donc aucun insupportable non plus, c'est déjà pas mal). Mais ça veut simplement dire qu'elle n'est pas le genre de musique qui m'intéresse, je ne jugerai donc pas.
J'en attendais peu, mais au final ça m'a bien plu. Mais après tout, j'aurais dû faire confiance à Bigelow, elle a bien du talent!