Depuis que j’ai eu le malheur d’intituler une critique « Le psy est dans le film » parce qu’il y était et que pour moi, c’était la première fois, le sort s’acharne sur moi et je suis victime de l’Etrange Illusion que les psys maintenant sont partout au point qu’ici j’en vois même deux alors qu’il n’y en a qu’un, un seul, qui se présente comme tel.
Bref, après avoir vu The Dark Past, Dishonored Lady et maintenant celui-ci, je me dis qu’à cette époque-là, aux USA, la psychanalyse a la « côte », résultat : « le psy est dans le cinéma ».
Mais le cinéma est d’abord dans l’histoire, celle-ci est passionnante, et son traitement cinématographique est ici excellent.
Au générique, si vous cherchez un nom connu, connu de moi en tout cas, vous n’en trouverez aucun, à part le dernier, celui du réalisateur Edgar G.Ulmer qui va nous redonner du « strange » avec The Strange Woman en 46, à peine un an après ce Strange Illusion, un Edgar G. moins connu que l’autre, l’acteur Edgar G. Robinson, et dont je vous recommande, plus que Detour qui a impressionné Wenders, le fort troublant Bluebeard sorti en 44 soit un an plus tôt.
Mais j’allais oublier de vous dire qu’il n’y a pas que la psychanalyse dans le film, il y a aussi un sujet moins tabou aujourd’hui qu’à l’époque surtout au cinéma de grand spectacle ouvert au grand public, je veux parler de la pédophilie, sujet avec lequel ce film-ci commence par « flirter », si j’ose dire, avant de l’aborder frontalement sur la fin, je ne veux pas vous en dire plus.