Il arrive parfois qu’un film paraisse avoir été conçu sans la moindre direction artistique, ni souffle créatif. Soumission (Subservience) en est l’archétype : un objet cinématographique qui ressemble plus à un produit de commande bâclé écrit en 5 jours, qu’à une œuvre de science-fiction digne de ce nom .


Dès les premières minutes, on comprend qu’on va assister à un "Terminator version Wish" ou "un Megan du pauvre ", sans âme et surtout sans cohérence. L’histoire, censée mélanger action et réflexion sur l’intelligence artificielle, se révèle être un scénario indigent, truffé de facilités, de clichés et de dialogues insipides. Le suspense est absent, l’émotion inexistante, et chaque retournement de situation tombe à plat.


Côté interprétation, c’est un naufrage collectif. Les acteurs semblent réciter leur texte sans y croire, oscillant entre surjeu caricatural et indifférence totale ( pleures sans larmes, des hurlements de 1 seconde, un jeux d'acteur digne du spectacle d'une kermesse de fin d'année de l'école primaire de votre enfant )

Megan Fox, en revanche, échappe presque au naufrage… par accident !!!

Son jeu monolithique et son expression figée façon "poker face" s’avèrent paradoxalement crédibles pour incarner un robot . Ironie ultime : c’est peut-être la seule vraie réussite du casting, mais pour de mauvaises raisons ! Mdr


La mise en scène manque cruellement d’ambition : cadrages plats, rythme poussif et effets spéciaux peu présent. La bande-son, censée porter les scènes d’action, tombe régulièrement à contretemps, au point de provoquer des fous rires involontaires. Quant aux hommages supposés à Terminator (le robot en flammes, les coups de barre de métal), ils ressemblent davantage à du plagiat maladroit qu’à un clin d’œil respectueux.


Soumission n’est pas simplement un mauvais film : c’est une catastrophe industrielle, un "film pour faire un film", sans direction, sans saveur, sans idée. Rarement un projet aura autant cumulé les défauts : scénario indigent, acteurs absents, mise en scène paresseuse et musique mal placée.

Au final, la seule véritable "soumission" est celle du spectateur, condamné à subir 1h30 d’ennui, de gênes et de maladresses.

Un des pires films récents du genre, à oublier au plus vite ! Regardez plutôt la série "HUMANS" si le pitch de Subservience vous intéresse .

Deaim
3
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Bouses Ultimes ( que j'ai vu !) et Films vus (revus) en 2025

Créée

le 14 sept. 2025

Critique lue 348 fois

Subservience

Subservience

5

TheMathBelec

le 16 sept. 2024

Suivre

MEG4N

SoumiseQuand sa femme tombe malade Nick (Michele Morrone) décide d’acheter un robot baptisé Alice (Megan Fox) pour l’aider à s’occuper de sa famille. Cependant l’androïde va rapidement se révéler...

Subservience

Subservience

4

Fatpooper

le 21 sept. 2024

Suivre

It

Franchement Megan, t'étais obligée de faire toute une histoire sur Bay qui filme tes fesses quand ici tu parades à moitié à poil ? Bon, je sais, le truc qui change tout, c'est le consentement, et ce...

Subservience

Subservience

1

Zeno13

le 7 août 2025

Suivre

Un Porno aurait été mieux

Alors que dire… On commence à en avoir beaucoup de ce genre de film avec des intelligences artificielles qui parte en cacahuète. Certains classiques indémodables restent dans les hauts du podium...

Paranoïak

Paranoïak

6

Deaim

le 30 sept. 2025

Suivre

Peeping Tom !

Paranoïak (Disturbia, 2007) est un pur plaisir coupable. Avec Shia LaBeouf en tête d’affiche, le film s’avale sans trop de peine, à condition de laisser son sens critique au vestiaire. Car dès qu’on...

The Wicker Man

The Wicker Man

8

Deaim

le 6 janv. 2024

Suivre

Tout feu, tout flamme !

Une œuvre incroyable, qui rappelle une époque où l’on savait faire monter le suspense crescendo.Sous ses faux airs de « comédie musicale » hippie (j’ai vu la Director’s Cut), The Wicker Man nous...

Bark

Bark

7

Deaim

le 6 mars 2026

Suivre

L'arbre qui cache la forêt

Le principe est simple : un homme se réveille attaché à un arbre, perdu au cœur d’une immense forêt, sans souvenir ni explication. À partir de là, le film installe un huis clos… en plein air. Le...