C'est très tendance, ces temps-çi, de nous ressortir tous les Marvel et autres super héros sur grand écran. Quand ce n'est pas l'homme araignée, c'est la chauve-souris. Et quand ils se reposent entre deux tournages, c'est l'homme super (Super Man) qui prend le relai. Du coup, Bryan Singer tombe comme un cheveux sur la soupe avec cet ennième film de Superman.

Globalement, je l'ai trouvé assez fade. Je mets la moyenne parce que les images sont belles, parce que Brandon Routh est excitant avec ses bottes taille 47 et sa jolie cape, parce qu'il n'est pas perfusable, et qu'il a quand même un regard qui tue. Aussi, parce qu'il y a Kevin Spacey et qu'avec cet acteur, je ne sais jamais si la partie ridicule de ses personnages fait parti du script ou de son apport personnel.

Clark Kent, alias Superman, revient après 5 ans d'exil et il n'est pas content. Non, il n'est pas content quand il apprend que la jeune et jolie Loïs Lane, son grand amour depuis toujours, est maquée, maman, et a écrit un article qui veut le blesser. Il n'est pas content non plus que le chauve à la veste blanche et aux multiples prothèses capillaires veuille faire du mal à son grand amour de toujours, à son fils (uh uh, mystère), et tout et tout.

Du coup, pour faire dans l'originalité, on a droit à une scène romantique de Loïs Lane dans les bras de Superman pour un vol au dessus de Manhattan, on a droit à une belle leçon de courage à l'américaine (sur les valeurs familiales et tout, votez Bush, etc). On a également droit aux yeux bioniques, à Superman plus fort que les balles, à Superman sauve toujours tout le monde in extremis (genre toujours à 1m du sol) ce qui provoque de gros soupirs de soulagement dans les ménages.

Bah tiens, y'en a qui se demandaient si Superman allait pas laisser s'écraser le mec, et s'il allait vraiment réussir à le rattraper à temps. C'est comme le compte à rebours des bombes à Hollywood, ils s'arrêtent toujours à 00:01 avec une grosse goutte de sueur qui perle sur le front du superhéros.

Même la Kryptonite était là, et on a eu droit à une scène totalement extraodinaire -du grand cinéma- dans des décors en papier maché, où Superman redevient un homme faible et fragile comme tous les autres. Ce sont les séquences sponsorisées par Kleenex. La ménagère pleure son super-héros qui sauvera son Titounet de la noyade si un jour il s'approche trop prêt des bords de Seine.

Bref, le film dure 2h30 et il faut se les taper, parce que sans surprise, même s'il est sexy avec son collant "Gay Pride" et tout, dans ce genre de film il n'y a jamais aucune surprise quand à la chronologie du scénario. Du coup, c'est long, très long. Heureusement que c'était offert...
Lubrice
5
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le 29 déc. 2010

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