Deux ans avant Norilsk - L'étreinte de glace (2019), du français François-Xavier Destors, c’était le québécois François Jacob qui dressait le portrait de la ville-usine qu’est Norilsk (Норильск). La ville minière sibérienne située au nord du cercle polaire arctique est l’une des villes les plus polluées et les plus fermées au monde (il faut montrer patte blanche, voire même avoir un laissez-passer du FSB pour pouvoir y entrer).
Aux premiers abords, on croirait que cette ville se meurt à petit feu et pourtant, cela fait des décennies que l‘entreprise Norilsk Nickel exploite ses gisements de nickel, de cuivre, de charbon ou encore de cobalt. Elle est le poumon économique de toute la ville (sans l’extraction des minerais, c’est la ville qui ferme) et par la même occasion, c’est aussi celle qui intoxique toute la population.
Sous ses airs de ville-fantôme où il y fait jusqu’à -55°C, Norilsk c’est aussi un ancien goulag bâti sous Staline où près de 500 000 prisonniers furent déportés pour bâtir ce qui deviendra la ville qu’elle est aujourd’hui et ainsi, commencer l’extraction des matières premières.
Un lourd passé qui n’empêchent pas certains travailleurs des mines de se rappeler aux bons souvenirs de la camaraderie soviétique de l’URSS, tandis que la nouvelle génération rêve d’ailleurs… Enfilez votre plus beau chapka et partez pour un voyage déroutant dans le blizzard sibérien et les fumées toxiques des usines environnantes.
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