Un film australien doux et sincère, comme une parenthèse lumineuse sous le ciel rouge de l’Outback. J’ai passé un bon moment, vraiment. Mais j’ai aussi tiqué sur quelques trucs.
On suit Murra, ado aborigène un peu paumée, embarquée dans un road trip avec trois autres jeunes. Un projet photo censé les remettre sur les rails… mais dont on ne comprend jamais vraiment les contours. Qui organise ce truc ? Pourquoi ? Comment ? L’intro va trop vite, on n’a pas le temps de s’attacher. Et cette scène absurde où les accompagnateurs les abandonnent "pour leur bien"… vraiment ?!
Cela dit, le quatuor d’ados fonctionne à merveille. Ils sont touchants, vrais, bien plus subtils que les stéréotypes qu’ils incarnent au départ. De vrais ados, avec leurs maladresses, leurs douleurs, leur humour. Les adultes, eux, sont largement en retrait, presque accessoires.
Ce qui m’a vraiment plu, c’est la tendresse du regard de la réalisatrice. Elle filme ses personnages sans jamais les juger. Et la mise en scène regorge de belles idées, en particulier celle des photos prises par Murra, affichées plein écran avec des titres manuscrits. Ces petits mots disent tout de son évolution. Et quand le générique balance les vraies photos de la réalisatrice ado… là, j’ai eu un petit pincement. On comprend que ce récit, c’est un bout de son histoire.
Un film imparfait, un peu flou parfois, mais sincère et très attachant. Pas inoubliable, mais clairement un joli moment de cinéma.