Pour le cinquantenaire que je suis, T’as pas changé fonctionne comme une petite machine à remonter le temps. Le film multiplie les références générationnelles, ces clins d’œil malicieux qui rappellent une époque où la vie semblait plus simple — et c’est précisément là que Jérôme Commandeur trouve son terrain de jeu.
Les acteurs affichent une belle complicité : on a l’impression de faire partie du groupe, de se glisser dans cette bande d’anciens camarades qui se retrouvent après trente ans. La comédie reste légère, sans grands éclats de rire, mais elle parvient à décrocher régulièrement de petits sourires sincères. On suit tout ça sans déplaisir, porté par un rythme maîtrisé qui évite l’ennui.
Le film ne révolutionne pas le genre du “retour de classe”, mais il exploite son potentiel nostalgique avec modestie et efficacité. Après tout, qui n’a jamais rêvé de réunir sa classe d’il y a trente ans pour voir ce que chacun est devenu ?
Une comédie douce, simple, un peu mélancolique… et finalement attachante. Perfectible, mais agréable