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Film méconnu dans nos contrées, qui adopte une structure proche du western moderne, évoquant par moments Road House. On y retrouve cette figure du héros à la fois bagarreur et philosophe, contraint de devenir justicier par sens moral. Pierce Brosnan joue un collecteur de dettes redouté qui décide de s’opposer à la construction d’une usine polluante, soutenue par des politiciens corrompus et des hommes d’affaires sans scrupules.
Certes, l’acteur n’a pas la carrure physique attendue pour un tel rôle, trop frêle au premier abord, mais son charisme naturel compense amplement cette faiblesse, rendant son personnage finalement crédible. Le dilemme moral qui l’habite lui confère une profondeur bienvenue, l’éloignant du simple archétype du justicier.
La belle Alison Doody apporte une touche de douceur et d’humanité, permettant de nuancer les tensions du récit. Les antagonistes, très caricaturaux, n’en demeurent pas moins impactants à l’écran : les hommes de main des politiciens véreux instaurent une menace constante, avec une mention particulière pour Jim Bartley, dont la gueule patibulaire et la présence inquiétante renforcent la tension dramatique.
L’intérêt du film réside notamment dans le regard qu’il porte sur l’écosystème social d’une petite ville et dans la réflexion morale qu’il propose. Il interroge des thèmes universels : où est le bien et le mal ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Et que valent les principes lorsqu’ils sont confrontés à des situations extrêmes ?
Le style résolument américanisé de certains éléments, à l’image de la Mustang décapotable conduite par Pierce Brosnan, reflète clairement les influences hollywoodiennes du réalisateur, apportant au film un mélange de style et de décalage, presque cocasse (une décapotable en Irlande, il fallait oser ^^ ). On pourra toutefois regretter un montage final un peu abrupt, qui aurait gagné à être davantage développé pour améliorer la lisibilité et l’impact émotionnel de la conclusion.
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le 5 mai 2026
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