Tampopo
7.6
Tampopo

Film de Jûzô Itami (1985)

Regardé sur recommandation après une longue et passionnante conversation sur la bouffe, dont la bouffe au cinéma, ce film a été cité entre Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase (magnifique film que je recommande chaudement), Salé, sucré d'Ang Lee ou encore le plus récent La Passion dodin bouffant de Trần Anh Hùng. Autre recommandation qui m'est venue après coup : La Grande cuisine, de Ted Kotcheff, assez étonnant dans son approche de thriller parodique.


Tampopo est le genre de film devant lequel je me laisse porter par les personnages, oubliant les défauts, appréciant simplement la sincérité et l'amour avec lesquelles le métrage est fait. Je ne suis pas certain d'être convaincu par le côté film à sketch dont la structure se met un peu sur le chemin de l'histoire pourtant assez touchante. Sans doute l'histoire seule ne suffisait pas vraiment à faire le film. Malgré cette réticence, je dois reconnaitre que plusieurs de ces sketchs m'ont beaucoup amusé, en particulier celui dans le restaurant français où, clairement, personne ne sait lire le menu, sauf le petit stagiaire qui, de ce fait, ridiculise ses aînés. Outre les principaux sketchs, on retient également les frasques du couple de blanc vêtu, qui ouvrent et parsèment le film. Ces scènes assez légères proposent des associations nourriture/sexe qui peuvent... surprendre, en particulier le coup des crevettes (vivantes). Difficile de ne pas penser à la parodie faite, 6 ans plus tard, dans Hot Shots, où l'on voit le protagoniste faire cuire un œuf sur le ventre de sa partenaire.


Pour en revenir à l'histoire principale, elle est tout aussi absurde que les sketchs : un duo de camionneurs aide une mère célibataire à créer la recette du meilleur ramen posssible, et pour cela ils vont espionner les concurrents et recruter, entre autre, un SDF et un majordome... Derrière cette histoire simple, on apprécie la relation entre les protagonistes, Goro et Pompoko. Se dessine une romance douce et légère, autour d'une passion pour la nourriture. Et si dans son ensemble le film ne brille pas par ses qualités cinématographique, sans jamais être mal fait pour autant, on se laisse emporter dans son exploration des habitudes humaines, du moins japonaises, autour du repas, de l'appréciation simple des saveurs aux interattraction sociale qu'il représente, et aux liens humains qui se forment autour de lui.


Somme toute, un film simple, mais drôle, touchant, sincère, que je ne peux que recommander. Attention toutefois : vous aurez faim en court de route, prévoyez un bon snack !

Claude-CW
6
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le 20 févr. 2026

Critique lue 8 fois

Claude

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