Des gros bras, des punchlines, de la testostérone, des méchants caricaturaux de l'époque… qu'est-ce qui peut mal se passer ? Le petit garçon de 10 ans en moi adore ça.
Blague à part, je préfère Tango et Cash aux suites de L'Arme fatale. Ce n'est pas bien fin, au contraire c'est bourrin et régressif comme j'aime, simpliste même je dirais, sans que ça se prenne pour autre chose.
Le film est même un bon candidat pour représenter l'état d'esprit du cinéma américain des années 80. Tout est absolument cliché de l'époque, que ce soit les looks, les décors, la musique, l'humour, le ton. Tout pue les années 80. Et c'est ça qui est bon : ce côté too much.
Dû à sa production chaotique, le film change de ton comme de chemise. Il passe d'un film de procès à un film de prison, à une scène de torture plutôt hard pour ce qu'est le film. Même au niveau des scènes d'action, le film ne sait pas ce qu'il veut. Il débute par un plagiat de Police Story de Jackie Chan, pour finir par une grosse scène de destruction en voiture. C'est assez nawak, et c'est assez réjouissant.
Pour revenir sur le plagiat de Jackie Chan, on voit quand même l'influence du cinéma d'action hongkongais de l'époque sur celui des Américains. Ou en tout cas une influence qui sera carrément et officiellement reprise quelques années plus tard.
D'abord par les artistes de Hong Kong qui viendront travailler aux États-Unis, pour le meilleur et pour le pire. Mais aussi par l'appropriation de leurs codes dans des films comme Matrix ou ceux de Tarantino.
J'adore le duo que forment Sylvester Stallone et Kurt Russell. Il est tellement rempli de testostérone que ça me donne la banane.