Richard Linklater et Ethan Hawke, une collaboration qui donne toujours lieu à d’excellents films, et Tape n’échappe toujours pas à cette tradition. Ce huit clos d’une heure et demi se déroule intégralement dans la chambre d’un motel miteux et ne comprend que trois personnages en tout et pour tout, mais pour un film basé sur le dialogue, il est d’ailleurs adapté d’une pièce de théâtre, c’est amplement suffisant, surtout qu’il n’est pas composé par des inconnus, on a donc Ethan Hawke, mon chouchou de 2014, tous les films que j’ai vu avec lui cette année m’ont plu, Robert Sean Leonard et Uma Thurman. Vu les relations qu’entretenaient les acteurs, Robert Sean Leonard et Ethan Hawke étant amis depuis Dead Poets Society, et Uma Thurman et Ethan Hawke ont eu deux enfants ensemble à cette époque là, inutile de dire qu’il y a une forte alchimie entre eux sur ce film.
Si le film démarre plus lentement que les « Before » ou Boyhood, c’est car on assiste aux retrouvailles entre deux personnages qui nous sont inconnus, mais comme d’habitude le talent d’Ethan Hawke pour dire des banalités impressionne, et on se laisse vite emporter dans l’histoire, surtout que celle-ci va monter crescendo, et plus on en apprend sur cette histoire plus on reste scotché devant son écran, et les révélations sont fracassantes.
C’est tout ce que j’ai à dire sur ce film apparemment pas très connu (39 notes au moment où j’écris ces lignes), mais diablement efficace.