Lancement timide de TAXI sur la ligne de départ.
Vendu comme un film dans la droite lignée des comédies à la Bébel ou / et De Funès, TAXI premier du nom est surtout l'un des témoins de l'époque française nourrie de l'esprit Canal et de sa promotion du comique issu de l'immigration et de la cité.
L'esprit de la saga allant avec, le héros et ses comparses seront les braves survivors de la banlieue marseillaise, qui ont connu la vie et auront dû se battre pour faire chauffeur de taxi, qui se gaussent gentiment de policiers fils-à-papa malhabiles et lent à la détente (intellectuelle, car pour ce qui est de tirer ...) et séduisent des filles à papa "bombasses" et en rupture avec les valeurs poussiéreuses de leurs militaires de parents, quand les antagonistes seront des allemands de caricature roulant Deutsche Qualität sans O mais en M (ALLEZ L'OM !).
Taxi correspond néanmoins correctement à sa nomenclature, sorte de parodie de Fast & Furious avant la lettre, riant des flics et des allemands: entre Gendarme et Grande Vadrouille du pauvre mais des temps modernes, au goût du temps, réactualisé, adapté à son époque, et tout cet ail de basse cuisine.
L'on retiendra surtout la rencontre d'Emilien et Daniel, les premiers pas de Gilbert et son adjoint Alain, le choix intéressant du Gang des Mercedes pour carte-postaliser l'Allemagne, le petit clin d'oeil d'anthologie aux Blues Brothers et la belle prestation de Richard Sammel, éternel mascotte allemande en France (Oss117, Un Village français) comme à l'étranger (Casino Royale, Inglorious Bastards).
Et, bien entendu, le Pump it des Black Eyed Peas, hérité de Pulp fiction et prêt à servir le pilote du Clown: la musique par excellence de TAXI et de la deuxième partie des nineties !
https://www.youtube.com/watch?v=psLjNy9-L_c