Travis Bickle est un ancien du Vietnam. Il est insomniaque et solitaire. Il conduit un taxi la nuit dans tout les quartiers de New York. Il est attirer par une jeune femme qui s'occupe de l'élection d'un député. Travis va se faire éconduire par la jeune femme après un rendez-vous foiré. Il a une idée en tête, il doit assassiner le député. Il rencontre une prostituée de 13 ans. Il va l'aider.
Pour Taxi driver, la conjoncture des planètes était réunie pour la réussite de ce classique. D'abord, il y a un scénario de Paul Schrader. Le personnage de Travis Bickle est inspiré par lui-même. La veste de l'anti-hero interprété par Robert De Niro est celle de l'auteur du script. Toutes les obsessions du futur réalisateur de Hardcore sont dans Taxi driver. Ensuite, il y a Martin Scorsese. Il a toujours dit que le film devait beaucoup au scénario, il ressemblait beaucoup à Paul Schrader. Mais quand on voit la manière dont le cinéaste filme les rues de New York, on sent vraiment l'implication de Martin Scorsese. Sa mise en scène est purement mentale. Il nous plonge dans les méandres du cerveau de Travis Bickle. Robert De Niro est le taxi driver. Il est incandescent dans chaque plans. Le personnage ne serait pas autant tortueux sans l'implication complète de cet acteur hors norme. La cerise sur le gâteau est la bande originale du film, elle est signé par Bernard Herrman. Elle est très différente de ces scores précédents pour Alfred Hitchcock. Elle est l'âme de ce classique du nouvel Hollywood. Taxi driver obtenu une palme d'or méritée.