6
6760 critiques
Un dernier contrat
Avant de se retirer du milieu, un tueur à gages décide d'exécuter un dernier contrat ; un ancien membre de l'organisation où il travaille, et qui fut responsable de la mort de son frère. C'est...
le 12 nov. 2023
1966. Le cinéma italien surfe, comme en France, sur la vague des James Bond et exploite le filon de ce qu’on appelle « l’eurospy ». Un cinéma d’espionnage proche de la parodie qui, à l’époque, doit autant au film d’action, d’aventures que de la comédie. Technique d’un meurtre se présente, quant à lui, comme un thriller très sérieux. Un tueur à gages qui veut se retirer des affaires, un jeune loup qui veut prendre sa relève, un ultime contrat : on retrouve là les ingrédients qui feront la réussite du Flingueur. La première demi-heure annonce très clairement le film de Michaël Winner avec sa séquence silencieuse durant laquelle Robert Webber prépare son exécution. Toute la partie américaine est, d’ailleurs, d’une efficacité remarquable et montre que le cinéma italien n’est pas seulement un cinéma de suiveur mais qu’il peut aussi être un cinéma précurseur. La suite, qui se déroule en France, est beaucoup plus classique et évoque « l’eurospy » avec ses traitres, ses scènes d’infiltration et quelques bagarres voire une course-poursuite en voitures.
Le projet est bourré d’idées qui inspireront d’autres titres. Le Flingueur, donc, bien entendu, mais aussi son duo mal assorti où chacun joue double-jeu, son tueur au visage reconstitué et ses règlements de compte annoncent aussi certains aspects du poliziottesco. Le résultat en reste cependant très loin. Tout est très propre, très soigné et les scènes en intérieur sont nombreuses. Le dépaysement États-Unis puis France conforte l’idée d’un projet d’espionnage et, surtout, il n’est jamais question de l’Italie dans ce film qui fait semblant d’être américain avec son générique (pourtant en voiture…) et ses noms américanisés. Avec son scénario efficace, ses personnages troubles tous parfaitement interprétés et ses péripéties rondement menées, on ne s’ennuie jamais même si l’ensemble ne parvient pas à être réellement passionnant.
Il manque certainement dans la dernière heure des séquences marquantes, des personnages plus iconiques ou un scénario plus retors pour marquer le spectateur qui a déjà vu des films au sujet similaire et tournés avec bien plus d’efficacité quelques années plus tard. C’est soigné, sympathique mais, hormis sa première demi-heure, le film ne réussit pas à sortir du lot d’une production abondante. À regarder en se remettant absolument dans le contexte.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Liste et classement des films que j'ai vus ou revus en 2024 et Dites polar à l'italienne
Créée
le 8 juil. 2024
Critique lue 75 fois
6
6760 critiques
Avant de se retirer du milieu, un tueur à gages décide d'exécuter un dernier contrat ; un ancien membre de l'organisation où il travaille, et qui fut responsable de la mort de son frère. C'est...
le 12 nov. 2023
9
1153 critiques
La comédie est un art difficile et ingrat. Quand elle est ratée ou même moyenne, elle est plus vilipendée que les autres genres, sous prétexte qu’elle est prétendument moins ambitieuse et qu’elle...
le 24 mars 2022
7
1153 critiques
Depuis la reprise de la série par Ferry et Conrad, nos amis gaulois avaient une sacrée gueule de bois. La disparition de René Goscinny avait déjà très sérieusement entamé la qualité des albums même...
le 22 oct. 2021
8
1153 critiques
Le sujet de la proie aveugle n’est pas entièrement nouveau puisqu’il a déjà été traité dans, notamment, Seule dans la nuit quelques années plus tôt. Le parti-pris de ce film écrit par Brian Clemens...
le 18 nov. 2022
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème