Déjà papa des cultissimes séries animées Les Griffin et American Dad !, Seth MacFarlane accouche de son premier bébé cinématographique. Et on peut dire qu’il a mis du cœur à l’ouvrage ; à la fois réalisateur, scénariste, producteur et doubleur (de Ted), le bonhomme y a cru à son histoire de peluche vivante. Donnons-lui raison, Ted a été un des cartons de l’été aux States et on parle déjà d’un deuxième opus.
Alors, cette peluche, à la fois si vulgaire et attachante, mérite-t-elle tout ce succès ? Eh bien oui… et non.
Dur de dire le contraire, cette idée de peluche qui prend vie suite au vœu d’un petit garçon de 8 ans est brillante. Celle d’intégrer Ted aussi bien à la vie quotidienne l’est encore plus. Autre très bon point, le film est multi référencé, si bien que si vous n’accrochez pas à son humour, vous pourrez au moins vous amuser à chercher tous les petits clins d’œil glissés un peu partout durant 1h45.
Quoi ? Vous m’avez vu venir ? Et oui, Ted ne m’a absolument pas fait rire. MacFarlane nous sert un humour gras et très masculin. Mis à part quelques sourires et un vrai éclat de rire au moment de la référence à Alien, mes zygomatiques n’ont pas eu tant de boulot que ça pour ce qu’on appelle une comédie. Mais, rassurez-vous, la salle, elle, riait aux éclats. Des pleurs de mon voisin de gauche aux gesticulations de celui de droite, l’audience était en délire.
Il se pourrait en effet que Ted soit un film de mec à regarder entre potes avec bière à la main et pizza dans le gosier. Parce que, soyons clairs, le personnage de Mila Kunis n’est là que pour faire baver cette même assistance masculine. J’espérais que son personnage ne se résumerait pas qu’à la jolie chieuse. Pour résumer, Ted manque un peu d’œstrogènes (hormones femelles pour les incultes).
Je vous engage tout de même à laisser une chance à cet ours, représentant d’une espèce en voie d’extinction : le cinéma original et osé.