On est au plus près de la bobine d'exploitation cradingue pensée pour malmener les rétines qui s'y aventurent. Mission accomplie. Mais je crois que je suis devenu un peu trop vieux pour ces conneries : ce n'est plus vraiment ce que je recherche aujourd'hui, même si ce *Tenement* possède une ambiance eighties poisseuse qui file à la fois le sourire et le bourdon.
À noter tout de même un vrai coup d'œil et un savoir-faire évident pour choisir le bon point de vue. Ce n'était pas gagné dans ce quasi huis clos au budget manifestement famélique, et sur ce plan-là, le film s'en sort franchement bien.
Du côté des acteurs, en revanche, c'est à l'image du script : la foire à la saucisse. On force les grimaces, on collectionne les sales trognes et tout est poussé dans l'outrance. Ça donne malgré tout quelques séquences involontairement hilarantes, comme cette mamie armée de sa batte de baseball qui distribue discrètement des coups dans les burnes avant de disparaître par la petite porte. Et ma foi, ça fait son petit effet.
Une curiosité en somme, apparemment assez représentative du cinéma de Roberta Findlay, que je ne connais pas spécialement. Le personnage est atypique, puisqu'elle a également œuvré dans le porno hardcore. Intéressant à découvrir, donc, mais je ne suis pas certain d'être particulièrement pressé d'explorer davantage une filmographie si le reste est du même tonneau. Je la découvre sans doute un peu trop tard.