On ne m'a jamais acheté la VHS de la petite sirène, alors...

Après avoir lu une critique élogieuse (celle d'ErrolGardner, pour ne pas le citer, ce qui est fait malgré tout) de Terminator 2, j’ai eu envie à brûle-pourpoint d’écrire quelques lignes sur lui… Quelques lignes, pas une critique. Comment critiquer le film que l’on a le plus vu, que l’on s’est repassé inlassablement entre midi et deux une bonne partie de son enfance / adolescence, avant de repartir à l’école ? Par morceaux : la scène plus que mythique du bar ou, doublant sans vergogne Schwarzy, avec mon frère nous scandions « Je veux tes vêtements, tes bottes et ta moto ». La course-poursuite dans ce grand canal de Los Angeles ou l’on rencontre vraiment le T-1000, l’un des méchants les plus marquants du grand écran : froid, implacable, indestructible. L’évasion de Sarah Connor qui doit faire confiance au Terminator « Viens avec moi si tu veux vivre »… Inoubliable tout ça. Et je continue de le regarder fréquemment, toujours avec le même plaisir et le même "Waouh" dans les yeux (je sais, l'image est étrange).

De l’action survoltée mais aussi de l’humour, discret mais efficace, comme lorsque John Connor apprend au Terminator un langage un peu moins… mécanique, dirons-nous. Qui, franchement, après avoir vu ce film, ne s’est pas amusé à lâcher au premier venu des « Hasta la vista, baby » ou des « Reste cool, sac à m***e » ? Hein ? Qui ? Moi je continue toujours, et pour la seconde phrase, mieux vaut avoir dans ces cas-là un ami Terminatorement bâti pour vous sortir d'affaire...

J’ai presque envie de dire que dans ce film, chaque scène est culte ou presque, tant une multitude d’entre elles se bousculent dans ma tête.

Le rêve de Sarah Connor. Bon sang, la première fois que j’ai vu ce film, à 7 ou 8 ans, cette scène me terrorisait. Avec l’âge, elle me fascine toujours autant, les dents qui claquent en moins.

La grande valeur de ce film ce sont les personnages et leurs interprètes. Qui n’a pas rêvé de côtoyer à son tour le Terminator ? Ce protecteur qui peu à peu s’humanise, cette machine qui au final se révèle autant voir plus humain que pas mal d’entre nous. Arnold Schwarzennegger, dont je ne cesserai jamais de vanter les mérites, trouve ici le rôle de sa vie, celui qui l’avait déjà révélé dans le premier opus et qui là, grâce à un personnage plus étoffé prouve qu’il n’est pas qu’un tank autrichien mais peu faire preuve de plus de subtilité. Même si, au final, je retiens surtout, et ce en toute in-objectivité, qu’il est LE plus badass des acteurs de films d’action. Imbattable Arnie.

Linda Hamilton, dans le rôle de sa vie, elle aussi. Elle est pour moi l’une des rares actrices qui soit parfaitement crédible dans ce genre de rôle, sans avoir besoin pour ce faire d’un mini-short ou autre condition sine qua non retenant l’attention des spectateurs masculins. Quand on la voit en démordre avec les agents de sécurité de l’asile où elle est internée, on y croit, ça fonctionne et l’on aimerait pas avoir à en découdre avec elle. Elle est une mère, entièrement dévouée à son fils, à la survie de ce dernier et à celle de l’humanité, mais qui malgré tout, garde un côté très dur.

John Connor, mais qui n’aurait pas aimé être John Connor ? Lorsque l’on regarde ce film jeune, surtout. Rebelle, intrépide mais qui réussit à ne pas devenir tête à claques… En plus il a une moto qui déboîte ! Et Edward Furlong, qui sera propulsé d’un coup sur le devant de la scène, l’incarne parfaitement. Dommage que comme celle qui joue sa mère dans le film, il soit à présent quasiment absent du grand ou petit écran, hormis si, comme moi, vous regardez des chefs-d’œuvre tel qu’Arachnoquake… Bref.

Et le dernier mais pas des moindres : Robert Patrick. Cet homme a quand même une présence du tonnerre dans, comme je l’ai dit plus haut, le rôle de ce méchant qui est resté dans les mémoires. On imagine pas un autre acteur à sa place pour jouer le T-1000, son physique anguleux et ses yeux bleu acier se prêtant parfaitement à cette machine à tuer venue du futur.

Terminator 2 se paie même le luxe d’avoir une fin qui fait retomber l’action petit à petit pour en arriver à une conclusion émouvante, sans être le moins du monde niaise, et qui, me procure un petit pincement au cœur à chaque fois…

Alors je continuerai à le re-re-re… regarder. Parce que ce film est génial, parce qu’il m’a suivi durant toutes ces années et que, même si ma VHS a rendu l’âme depuis longtemps (elle a mal vécu le 10 millionième visionnage) je ne vois pas comment se priver de ce qui est LE film d’action.

Et pour faire durer le plaisir : http://www.youtube.com/watch?v=Djj7jW6ny2M

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le 17 avr. 2013

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Pravda

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