On ne peut pas dire que la première partie de "Texas, Addio" vole très haut question scénario. Deux frères texans partent au Mexique pour traquer l'assassin de leur père. Et ils ne seront pas très discrets ni subtils dans leur quête... Demandant la cachette de leur cible au premier passant venu, et se présentant chez leur ennemi la fleur au fusil !
Le film propose ensuite un twist, certes prévisible... d'autant plus qu'il ressemble à celui de "Il tempo di massacro", sorti au même moment, avec Franco Nero également ! Mais cela permet de rebattre un peu les cartes, et surtout le scénario accordera de la profondeur inattendue à divers personnages que l'on aurait cru bon à faire abattre. Dont Livio Lorenzon en maire cruel et ivrogne.
Tandis que sur la forme, c'est réussi et divertissant de bout en bout. D'abord, "Texas, Addio" exploite pleinement Franco Nero. Outre le fait que l'acteur a assuré toutes ses cascades, son fameux regard azur est largement mis en valeur, de même que son visage charismatique, convenant bien à ce protagoniste déterminé mais peu à peu torturé. Je ne m'étonne pas que Franco Nero a confié apprécier beaucoup ce rôle dans sa filmographie.
Ensuite, Ferdinando Baldi nous livre de très jolis paysages espagnols pour reconstituer le Mexique. Vallées, montagnes, déserts, décors : ça donne envie de visiter le coin ! Pour l'anecdote, le tournage se serait déroulé non loin de celui de "Il buono, il brutto, il cattivo", permettant à Franco Nero et Clint Eastwood de sociabiliser !
Enfin, "Texas, Addio" n'ennuie jamais. Il faut dire qu'il y a une fusillade ou bagarre toutes les 10 minutes à minima. Parfois d'ailleurs de manière presque gratuite. Mais elles sont bien filmées, et le bon développement des personnages fait qu'il ne s'agit pas d'échanges de coups stériles.
Du bon western spaghetti.