<em>L’Apparition</em>, histoire des imbroglios sociaux-religieux qui entourent une jeune fille ayant vu la vierge, est mon deuxième contact avec le cinéma de Giannoli. Il me laisse l’exacte même impression que <em>Quand j’étais chanteur</em> : celle d’un cinéaste extrêmement solide (poids d’une direction d’acteurs précise, découpage conscient), comme échappé de la génération des Pialat ou Sautet ; mais aussi l’impression d’un film qui peine à prendre des risques à la hauteur de ses capacités, et à vraiment toucher son spectateur. Il est difficile de ne pas régulièrement sentir pointer le scénario et ses intentions sous le bel ouvrage – et ce n’est pas la fin, ratatinée sur son petit coup de théâtre, qui percera ce plafond de verre. <em>L’Apparition</em> rejoint, enfin, la longue liste des pièces à convictions pour un moratoire visant à interdire Arvo Pärt aux cinéastes du monde entier…
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