Celà fait une éternité que je n'avais pas vu une comédie romantique si originale, surprenante et intelligente. Il s'agit pourtant d'un remake d'une mini-série américaine (6 épisodes de 7-8 minutes produit par Intel et Toshiba !) qu'il faudrait que je regarde pour juger du travail d'adaptation coréen. Pour ce que j'en ai vu, le film développe beaucoup plus loin et en profondeur les personnages. Et pour cause, le film atteint presque les 2h10.
Avec son concept et une telle durée, j'ai rapidement craint que le film ne s’essouffle très rapidement. Je ne pouvais plus me tromper. Le film est un modèle d'écriture et de caractérisation psychologique qui n'oublie aucun aspect des différents problèmes découlant de ce syndrome atypique frappant Woo-jin et par ricochet Yi-soo. Ca en devient presque vertigineux tant le doute et l'instabilité s’immiscent chaque jours malgré leur complicité et leurs amours. La narration alterne brillamment entre les états d'âmes de son héros "masculins" et ceux de sa partenaire. Il en résulte quelques chose de lumineux, d'épanouissement puis de amer et de déprimant randis que l’émerveillement laisse place à une véritable malédiction.
Le scénario regorge d'idées simples, toujours à auteur de ses personnages et parvient à ne jamais les perdre. A ce titre, il faut saluer un parti-pris courageux et presque anti-commercial de respecter son concept jusqu'au bout puisque le héros est joué par au moins une vingtaine d'acteurs/actrices différents et qu'ils sont tous admirables et d'une justesse stupéfiante, même quand il n'apparaisse que quelques secondes à l'image.
Jong-Yeol Baek qui signe sa première réalisation a su créer une direction d'acteur fabuleux qui prend inévitablement le pas sur la "stricte" réalisation qui possède cependant une réelle grâce, une rapidité et photographie éclatante.


Je me suis fait embarquer des les premiers plans pour ne jamais perdre mon intérêt. J'ai même fondu en larmes à deux reprises face à l'extrême sensibilité du propos lors de sa seconde moitié.
Tout juste pourra-t-on reprocher quelques passages un peu trop redondantes (et post-génériques) autour du personnage de la mère. Et encore, on sent que le réalisateur et ses auteurs ont juste envie de ne négliger aucun personnage ni second rôle.

anthonyplu
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le 4 oct. 2017

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