La première partie du film abordant l'émigration, les complications, la vie de misère et le début de l'ascension sociale est bonne et se différencie radicalement de la deuxième partie, davantage filmée comme un biopic - mais un biopic sur qui ou sur quoi ? Le film nous parle d'un architecte et ne cesse de mettre en avant son génie et l'admiration que tout le monde semble lui vouer, mais rien ne nous montre ou ne nous fait ressentir le génie. Et comme tout biopic dépeignant un « maître » de son domaine, on nous présente une personne torturée, toxicomane, à la personnalité troublée et aux penchants colériques, enchaînant clope sur clope à contre-jour.
Pour un film sur l'architecture on serait en droit de s'attendre à de belles images, une manière esthétique de mettre en scène les bâtiments ou la création ; mais il n'en est rien. Un pan de mur par-ci, un plafond par-là, strictement rien d'autre si ce n'est lors de ce minuscule épilogue qui, encore une fois, suinte le biopic.
Un film peu spectaculaire avec une histoire semi intéressante. Un film moyen qui sera oublié bien vite. Ce n'est qu'un film et non du cinéma, comme tant d'autres avant lui.