Je vais être très honnête : s'il n'y avait pas eu le nom de la divine Rachelle Lefèvre sur la jaquette, je n'aurais probablement jamais fait attention à « The Caller ». Cela écrit, et une fois pris connaissance du sujet, j'avoue que j'avais un semblant d'espoir, qui s'est d'ailleurs relativement concrétisé. Alors il faut être clair : nous sommes dans une pure logique de série B, avec le budget qui va avec, photographie très (trop) sombre qui aurait pu se justifier mais faisant surtout fauchée, et une logique spatio-temporelle vue en beaucoup plus sophistiquée ailleurs. Maintenant, je trouve que ça se tient à peu près.


Faire de la menace téléphonique une femme seule et à première vue inoffensive (par contre, pas compris pourquoi avoir choisi une actrice aussi âgée alors qu'elle est censée avoir quarante ans...), c'est plutôt malin. La façon de faire monter doucement mais sûrement l'inquiétude n'est pas mal non plus, tout en parvenant à créer une forme de quotidien chez l'héroïne, notamment à travers les différents seconds rôles, notamment Stephen Moyer et Luis Guzmán (dans un rôle pour une fois « normal »). Après, une fois le processus enclenché, nous sommes un peu plus dans la routine et la répétition, même si ça a le mérite de rester (relativement) cohérent, notamment quant aux conséquences d'un passé modifié sur le présent.


Derrière la caméra, Matthew Parkhill n'est clairement pas un aigle, cédant parfois à quelques facilités, notamment lors d'un dénouement pas bête mais inutilement démonstratif, auquel s'ajoute cette


vengeance (brutale)


peu subtile, pour le coup... Et puis Rachelle Lefèvre, donc, dont la carrière n'aura jamais vraiment décollé, pourtant dotée d'une beauté, d'un charme, d'une présence dont peu d'actrices peuvent se targuer aujourd'hui : j'adore. Bref, vraiment rien d'exceptionnel pour ce DTV assez sommaire dans sa forme, mais qui, sans rivaliser (loin de là), avec les classiques du genre, saura se faire une petite place chez les amateurs de cinéma fantastique, notamment par son économie maligne d'effets spéciaux : divertissant.

Caine78
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le 1 mai 2020

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