Le début du film m’a fait très peur. On est baladé par Julian Sklar ( Ian McKellen), ancienne gloire de la peinture, pantouflard, déblatérant de longs monologues prétentieux. 

Sa progéniture, semble sortir d’un conte pour très jeunes enfants, tandis que Lori ( Michaela Coel), restauratrice, est engagé par la descendance pour finaliser des tableaux du patriarche. Bien entendu, tout cela se fait à son insu. Et oui il ne doit  surtout pas être au courant…

Pour ne rien arrangé, la mise en scène se révèle très statique,  même si elle est heureusement sauvée par une photographie de grande qualité.

Après cette laborieuse mise en place à l’américaine, où tout est soigneusement fléché, stabiloté, surligné et mis gras. le récit gagne en profondeur.

L’enjeux n’est finalement même pas la peinture. On voit très peut de tableau.  Il s’agit plus de posture, d’imposture et du petit manège qui tourne dans les têtes des acteurs d’un monde qui procure encore tant de rêve. Avec un peu de patience, j’ai trouvé ce film touchant et malin.

SylvainDe_La_Rua
7

Créée

le 12 juin 2026

Critique lue 568 fois

Critique lue 568 fois

4

D'autres avis sur The Christophers

The Christophers

The Christophers

5

Fleming

614 critiques

Décidément pas ma tasse de thé !

Je dirai en préambule que je n'ai jamais vraiment été emballé par le cinéma de Soderbergh. Mais là, lisant la fiche technique de son film, le pitch ["Julian Sklar, ancienne figure majeure du pop art...

le 12 juin 2026

The Christophers

The Christophers

5

Cinephile-doux

8284 critiques

Même pas en peinture

Depuis que Steven Soderbergh a déclaré se retirer, il n'a cessé de tourner : huit longs-métrages et deux mini-séries pour la décennie actuelle, sont déjà à son actif. The Christophers possède bien...

le 15 mai 2026

The Christophers

The Christophers

7

Un peu de patience

Le début du film m’a fait très peur. On est baladé par Julian Sklar ( Ian McKellen), ancienne gloire de la peinture, pantouflard, déblatérant de longs monologues prétentieux. Sa progéniture, semble...

le 12 juin 2026

Du même critique

Ghost in the Shell

Ghost in the Shell

8

Critique de Ghost in the Shell par Sylvain Lalkimiste

Ghost in the shell est l'une des œuvres fondatrices de la science-fiction moderne.Le film questionne sur l’avenir et la fragilité de l’humanité, tout en imaginant une technologie profondément...

le 11 juin 2026

The Mastermind

The Mastermind

7

Le héros est un homme, mais l’histoire est réalisée par une femme, au regard sans complaisance.

Nous avons parfois des idées qui nous traverse l’esprit. Ici, nous suivons JB (Josh O’Connor), et lui, il va aller au bout, il passe à l’action…Plongé dans le Massachusetts des années 70, notre...

le 7 févr. 2026

Exit 8

Exit 8

6

Exit 6

J’aime aller au cinéma pour vivre une véritable expérience cinématographique. Mais avec Exit 8, un visionnage à la maison aurait été amplement suffisant.Attention, le film n’est pas mauvais : Le...

le 8 sept. 2025