Le début du film m’a fait très peur. On est baladé par Julian Sklar ( Ian McKellen), ancienne gloire de la peinture, pantouflard, déblatérant de longs monologues prétentieux.
Sa progéniture, semble sortir d’un conte pour très jeunes enfants, tandis que Lori ( Michaela Coel), restauratrice, est engagé par la descendance pour finaliser des tableaux du patriarche. Bien entendu, tout cela se fait à son insu. Et oui il ne doit surtout pas être au courant…
Pour ne rien arrangé, la mise en scène se révèle très statique, même si elle est heureusement sauvée par une photographie de grande qualité.
Après cette laborieuse mise en place à l’américaine, où tout est soigneusement fléché, stabiloté, surligné et mis gras. le récit gagne en profondeur.
L’enjeux n’est finalement même pas la peinture. On voit très peut de tableau. Il s’agit plus de posture, d’imposture et du petit manège qui tourne dans les têtes des acteurs d’un monde qui procure encore tant de rêve. Avec un peu de patience, j’ai trouvé ce film touchant et malin.