Nous avons parfois des idées qui nous traverse l’esprit. Ici, nous suivons JB (Josh O’Connor), et lui, il va aller au bout, il passe à l’action…
Plongé dans le Massachusetts des années 70, notre personnage, un père de famille, a quelque chose d’attachant. il incarne un doux rêveur, plutôt intelligent, un homme libre, avec tout de même un petit côté bras cassé, loin des héros des studios hollywoodiens.
Son idée à lui, c’est de se reconvertir dans le trafic d’œuvre d’art. Dès les premières images, nous le voyons préparer son coup lors de sortie au musée avec sa femme Terri et leurs deux enfants… il parait sûr de lui, méticuleux. J’ai alors pensé au vol du musée du Louvre, pensant que la simplicité pouvait mener son entreprise au bout.
Courageux, mais pas non plus téméraire. Pour cette « brillante » idée, il parvient à convaincre deux complices, qui eux, n’ont pas l’air très brillants, de faire le boulot à sa place. Les choses ne se passeront pas comme prévue. À partir de là, le film glisse vers autre chose et une belle mise en scène illustre parfaitement l’expression : tomber de hauts.
Sa femme complètement sonné par cette histoire, lui tourne le dos. Le début de la cavale commence. JB croit encore pouvoir tout contrôler, il croit en sa bonne étoile, ou est-il trop lâche pour voir la réalité en face?
Dans sa fuite, il va voir Fred, son ami, qui est fasciné par l’histoire de JB, c’est le bon pote qui ne juge pas, au contraire il se marre de cette situation. A l’inverse, Maude, la femme de Fred, ne voit pas cette histoire du même oeil. Elle veut se protéger, protéger son couple et elle ne fera preuve d’aucune complaisance envers cet homme qui a déjà brisé sa propre famille. Elle incarne la raison, la rigueur. Elle est droite et JB comprend qu’il n’a pas son mot à dire.
The Mastermind de Kelly Reichardt, n’est pas un film de braquage spectaculaire. Il parle avant tout de la fuite, de confrontations sans éclat de voix et de la réalité qui finit par rattraper un homme perdu, en lui indiquant là où il n’a plus sa place.